Administration Trump II, les premières mesures
Ce 20 Janvier 2025, Donald J. Trump a prêté serment pour la seconde fois et est devenu officiellement le 47ème Président des Etats Unis d’Amérique et n’a pas tardé à prendre ses premières mesures. Cette investiture marque la conclusion d’une période de transition de deux mois qui s’est ouverte à la suite de la proclamation des résultats dans la nuit du 05 au 06 Novembre 2024.
Cette période de latence est souvent présentée comme essentielle au transfert pacifique du pouvoir et à la continuité des institutions du gouvernement fédéral. Chaque président élu l’utilise à sa façon , laquelle donne souvent le ton de l’administration à venir.
Dans le cas d’espèce, l’attente est nécessairement moindre puisque Président Trump revient à la Maison Blanche après 4 ans: son style managérial est connu, ses positions aussi. Quelques sorties ont pu surprendre, comme par exemple la possibilité de prendre le contrôle du Groenland par tous moyens y compris militaires, ou la modification de sa position sur les visas pour les travailleurs qualifiés… mais dans l’ensemble, Donald Trump semble décider à dérouler le programme sur lequel il a été élu, voire plébiscité puisqu’il a remporté le vote populaire et les grands électeurs.
Dès son premier discours d’investiture sous le Capitole, le ton a été donné, en adéquation avec son programme « America First »: augmentation des tarifs douaniers pour certains pays, état d’urgence énergétique, déploiement de l’armée à la frontière sud du pays… le président Américain a signé un nombre impressionnant de décrets.
Au niveau international, deux grandes annonces: l’une concerne le retrait des Etats Unis de l’Accord de Paris sur le Climat, retrait prévisible puisqu’il l’avait déjà fait lors de son premier mandat. La seconde porte sur le retrait du pays de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En effet, la Maison Blanche a instruit les agences fédérales américaines de suspendre tout transfert futur de fonds à l’institution basée à Genève et d’identifier « les partenaires internationaux et américains crédibles [pour] assumer les activités précédemment entreprises par l’OMS ».
La Chine et l’Union Européenne se sont dites inquiètes de cette décision. Dans un communiqué de réponse, l’organisation a pour sa part regretté cette décision du Président Américain et a espéré que cette décision pourrait faire l’objet d’un « dialogue constructif » avec les autorités américaines. Cependant si l’histoire est un indicateur fiable, les espoirs de retour en arrière ne viendront pas de cette administration.
En effet, ce retrait n’est pas véritablement une surprise puisque le Président Trump l’avait déjà amorcé lors de son premier mandat. Cependant le Président Biden était revenu sur cette décision avant le délai d’un an prévu dans les textes. De retour, Président Trump veut terminer ce qu’il a commencé. Le choix de Robert Kennedy Jr en tant que secrétaire d’état à la santé peut en rétrospective être considéré comme précurseur. Ce dernier avait décrié le traitement de la pandémie du Covid-19 tant au niveau international qu’au niveau de son pays.
Ce retrait aura un impact certain sur le fonctionnement de l’OMS car les Etats Unis sont jusqu’à présent les premiers donateurs de l’institution. D’un autre coté, en se retirant de l’organisation, les Etats Unis perdent un accès important aux données et avancées réalisées en matière de santé mondiale notamment de surveillance et de lutte contre les épidémies, ce qui pourrait s’avérer important en cas d’alerte sanitaire venant de l’étranger. Gardons à l’esprit que les Etats Unis vont organiser, avec le Canada et le Mexique la Coupe du Monde en 2026. Au vu des déclarations récentes du Président Trump sur le traité de libre échange entre ces 3 pays, ses sous attendus sur une possible fusion avec le Canada ou le déploiement de l’armée à la frontière avec le Mexique, ce mandant va être intéressant!